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Place aux coups de coeur, aux coups de gueule...
Défense et illustration
de Bi’Cause
Cela fait trois ans que je viens aux réunions de Bi’Cause. J’y ai vu des bis, des pas-bis, des abîmes (de per-plexité), des biscuits et des bisous aussi. Les pas-bis qui viennent me sont particulièrement sympathiques parce que c’est aussi pour eux que nous oeuvrons, et ils l’ont très bien compris. En ce qui concerne les abîmes de perplexité, certains se sont résorbés. Les biscuits et les bisous, j’aime bien, mais ce n’est pas le propos... En tout cas sachez que ce ne sont pas des denrées rares à Bi’Cause.
Alors d’aucuns nous diront: «Qu’est-ce que vous vous prenez la tête!». C’est vrai que nos discussions atteignent parfois des sommets de sagesse et une profondeur extrême.
Mais je répondrai tout de même que primo: c’est là que Bi’Cause rend des comptes à ses adhérents (et c’est plu-tôt réussi, me semble-t-il), et que bisio: les personnes présentes participent beaucoup, selon une dynamique contradictoire, c’est-à-dire de la façon la plus constructive qui soit.
Effectivement, certains sujets reviennent régulièrement mais c’est volontaire: il y a des aspects clés de la bisexualité qui méritent qu’on se penche souvent dessus, et ça permet de discerner certaines évolutions.
C’est d’ailleurs particulièrement utile aux nouveaux.
Et puis il n’y a pas que les débats: nous nous réunissons également lors de soirées littéraires: les ateliers d’écriture, dont on ne fera jamais assez la publicité. Jérôme y orchestre de petites rhapsodies linguistiques, des canons sémantiques, des fugues lexicales... Chacun y découvre sa partition personnelle à mesure qu’il la joue et le déchiffrement prend la forme d’une véritable révélation.
Avec Patrick et Mireille, nous parcourons des kilomètres dans les forêts et les champs, qu’il pleuve ou qu’il vente (mais de pré-férence quand il fait beau !). Ce cheminement devient très rapidement l’occasion de connaître les autres randonneurs et de confronter ses expériences au rythme de la marche.
Je passe rapidement sur les soirées Bi’envenue, dont l’intérêt ne fait pas de doute: dis-cuter autour d’un verre, c’est libérateur.
Mais il est un point sur lequel je tiens à insister: notre présence au Centre Gai et Lesbien de Paris. Le C.G.L. nous héberge depuis longtemps maintenant, et petit à petit nous intégrons pleinement le cadre qui nous est accordé. Les volontaires du C.G.L. nous accueillent, nous sourient, nous reconnaissent, et cela de plus en plus.
Ça, chers lecteurs, ça fait chaud au coeur, et surtout c’est bon signe.
Julie
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